Modélisation du risque

La modélisation des risques permet de mesurer l’occurrence d’événements.  elle ne nous permet pas de prédire l’avenir. La modélisation n’est pas d’une précision absolue du fait :

  • De la sélection des données
  • de la détermination des paramètres
  • De la taille de l’échantillon
  • Du choix des méthodes utilisées
  • Du périmètre de l’étude
  • Des événements passées disponibles (statistiques)

Les techniques qui permettent la construction d’un  modèle doivent donc prendre en compte ces incertitudes.

La modélisation du risque financier (crédit, dette…) est la plus répandue dans les entreprises, les banques, les assurances, les agence notation… Une armé de statisticiens , informaticiens, probabilistes sont à la recherche du modèle absolu pouvant prédire avec une incertitude limitée un évènement futur…

Néanmoins, une modélisation des risques ne peut pas prédire une « catastrophe »de façon exacte mais elle peut aider à en réduire les effets en produisant un nombre plus ou moins important de scénarios potentiels.

Les mesures du risque ne sont pas infaillibles, elles ne mesurent pas tous les risques. La modélisation  est une manière formalisée et mathématique d’approcher la réalité, l’incertitude en est une variable.

Dans une modélisation statistique, les données sont décomposées en   variables dépendantes (variable à expliquer) et les variables indépendantes (variables explicatives). Dans un modèle donné, ces variables sont multiples et de  type quantitatif ou qualitatif. Parfois confondues ou distinctes en fonction du  risque, il en résulte que dans chaque modélisation il y a une multitude d’erreurs (ou données résiduelles) s’écartant des courbes et des moyennes. Hors dans la gestion des risques, ces situations résiduelles peuvent être génératrice d’accidents majeurs et donc mettre à mal toutes modélisations statistiques.

Extrait de « L’approche globale du risque » ouvrage en cours d’écriture

Antoine Bourges février 2018, Castres (81 Tarn)

 

Standardisation de l’évaluation du risque

La Standardisation de l’évaluation des risques à commencé par le secteur financier :

La mesure de la valeur à risque « VaR » est utilisée pour la première fois dans les années 1980, Il faudra attendre 1995 (accords de Bâle), pour voir l’émergence d’un indicateur fiable considéré comme standard dans l’évaluation des risques financiers.

La « Value-At-Risk » représente la perte potentielle maximale d’un investisseur sur la valeur d’un actif ou d’un portefeuille d’actifs financiers qui ne devrait être atteinte qu’avec une probabilité donnée sur un horizon donné.

VAR = perte attendue / horizon de temps donnée / niveau de confiance :

La VAR se définit mathématiquement comme la perte potentielle maximale consécutive à une évolution défavorable des prix de marché, dans un laps de temps spécifié et à un niveau donné de probabilité (appelé aussi seuil de confiance). Cette mesure de risque  peut être calculée par de nombreuses méthodes, parfois controversées (paramétrique, historique et Monte Carlo…) Mesure du niveau de confiance sur un horizon de temps, elle peut être très difficile à mettre en oeuvre et surtout à interpréter. De plus, la VAR ne s’intéresse pas aux valeurs extrêmes, au-delà du seuil de confiance se qui  entraine une certaine limite dans le traitement des résultats obtenus.

Le secteur financier par ses moyens et ses enjeux est à la pointe dans la modélisation des risques. Peut on appliquer cette méthodologie à l’ensemble des risques, sachant que la quasi totalité des risques ont des conséquences financières sur un système?

Là aussi, il très difficile d’y répondre, puisque une standardisation est intolérante à l’incertitude et aveugle aux paramètres non quantifiables.

Les tentatives théoriques de rendre l’évaluation objective sont dès lors nombreuses, mais  elles semblent toutes déboucher sur un échec : atteindre l’objectivité semble être de l’ordre de la chimère, du rêve inaccessible. Ce qu’il est nécessaire d’éviter n’est pas la subjectivité, mais bien l’arbitraire.

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Extrait de « L’approche globale du risque » ouvrage en cours d’écriture

Antoine Bourges février 2018, Castres (81 Tarn)